GÉRARD RINALDI

Biographie

Gérard Rinaldi fait ses études au lycée Charlemagne à Paris. C’est à 15 ans que sa vie bascule, lorsqu'il découvre la clarinette, et commence à en jouer en autodidacte. Passionné par la musique malgré son absence de bases théoriques, il se met ensuite au saxophone ténor, et joue dans un groupe d’amis, parmi lequel Jean Sarrus. C’est avec lui qu’il fonde le groupe "Les problèmes", après un service militaire expédié. Ils seront rejoints par Gérard Filipelli, Luis Rego et plus tard Jean-Guy Fechner.

Ce groupe de bons copains gagne sa renommée, en accompagnant notamment le chanteur Antoine dans ses tournées, en pleine période hippie, à la fin des années 60. Ils multiplient alors les premières parties, parmi lesquelles celles de Dick Rivers, Claude François, Johnny Hallyday et même des Rolling Stones ! Au cours d’une émission de télévision, Gérard Rinaldi parodie un tube d'Antoine, et son humour fait mouche. Le groupe change alors de nom et devient Les Charlots, ouvrant un nouveau chapitre plein de réussites dans la vie de l’acteur.

Reprenant les chansons populaires des cafés-concerts, les chansons grivoises ou d’autres répertoires (comme celui de Boris Vian ou Jacques Dutronc), Les Charlots enchaînent les succès musicaux, et c’est en 1970 que Philippe Clair vient les chercher pour leur premier film, La Grande java, où ils côtoient Francis Blanche. C’est également le premier film de cinéma de Gérard Rinaldi. Le succès étant au rendez-vous, la bande des Charlots se décline sur pellicule et entame une série qui comptera près de 15 films, dont Les Bidasses en folie (7 460 911 entrées), Les Fous du stade (5 741 000 entrées) et Les Charlots font l'Espagne (4 731 000 entrées). Le public suit, et Gérard Rinaldi et sa bande, qu’il mène jusqu’en 1984, s’impriment dans la culture populaire française et internationale, parvenant à s’exporter dans les années 1970.

Après ce chapitre terminé, et un léger passage à vide dans les années 80, Gérard Rinaldi commence une carrière cinématographique et télévisuelle en solitaire, et tourne notamment avec Georges Lautner pour La Vie dissolue de Gérard Floque en 1987. La même année, il révèle ses grandes qualités d’acteur dans le polar sombre Descente aux enfers de Francis Girod. Il retrouve également un franc succès public avec la fameuse série télévisée Marc et Sophie, dans laquelle il incarne un vétérinaire marié à un médecin de la ville. Remarqué par Jean-Loup Dabadie, celui-ci l’engage pour donner la réplique à Christian Clavier dans la pièce de théâtre "Double mixte", qui lui vaut une nomination aux Molières.

De nouveau sur le devant de la scène, l’acteur est alors sur tous les fronts : cinéma, télévision, théâtre et même doublage (il est le doubleur de Dingo et de John Malkovich entre autres) ! Les années 90 sont pour lui l’occasion de multiplier les projets, et de continuer à représenter cette figure habituelle et amicale du paysage audiovisuel français. En 2008, il reprend les voix, parmi d'autres, de Montgomery Burns et Seymour Skinner de la série Les Simpson après le décès brutal de leur doubleur original Michel Modo, avant de partir l’année suivante sur la tournée nostalgique "Age tendre et tête de bois" aux côtés de son ami de longue date Jean Sarrus. Il décède le 2 mars 2012 à l’hôpital de Briis-sur-Forges (Essonne) des suites d’une longue maladie, à l’âge de 69 ans.

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PRESSE

Le 08 mars 2012 | Mise à jour le 08 mars 2012 - JEAN-PIERRE BOUYXOU

GÉRARD RINALDIGÉRARD RINALDI, “QUELQU’UN DE BIEN”

Cet éternel saltimbanque n’avait qu’un seul credo : l’amitié.

Sa première ambition était d’être aviateur, mais Gérard Rinaldi opta pour d’autres façons d’atteindre le firmament. Au moment de passer son bac philo, cet élève du lycée Charlemagne gagne son argent de poche en jouant du saxophone sur les tournages d’«Intervilles», pour faire patienter le public entre deux lâchers de vachettes. Un accident de la route sans gravité l’empêche de renter à Paris assez tôt pour se présenter à l’épreuve d’histoire-géo. Il n’aura pas son diplôme, mais son sort est scellé. Il sera musicien.

GÉRARD RINALDIRien ne l’y disposait. Issu d’un milieu très modeste, il s’est initié au saxophone en reprenant des standards du jazz avec des copains du lycée. L’un d’eux a un frère qui gratte la guitare basse dans un groupe yé-yé, les Rebelles, et cherche un saxophoniste. «Je me souviens encore de notre première rencontre, raconte Jean Sarrus, l’apprenti bassiste. Comment imaginer que ce jeune homme à l’allure si respectable contient une bombe à neutrons? Comment imaginer que notre vie vient de basculer?» On est en 1963. Jean a 17 ans, Gérard en a 20.

Rebaptisé les Tarés, puis les Problèmes, le groupe prend forme. Autour de Jean et Gérard, Luis Rego assure la guitare rythmique, Gérard Filipelli (alias Phil) la guitare solo et Donald Rieubon la batterie. Sur suggestion de leur impresario, Christian Fechner, les Problèmes accompagnent un chanteur contestataire qui fait sensation avec ses cheveux longs, Antoine. En route pour la gloire! Avec lui, les Problèmes font même, en tournée, la première partie des Rolling Stones. «Ils savaient à peine qu'on existait, racontera Gérard. Nous avions “Satisfaction“ à notre répertoire et l’en avions retiré pour cette tournée. Mais un soir, nous l’avons quand même chanté et ça a fait un tabac. C'est un très beau souvenir. Je suis le mec qui a osé chanter “Satisfaction“ juste avant Mike Jagger!»

Son unique contrariété sera que le film dans lequel les Charlots devaient être dirigés par Bertrand Blier ne se soit finalement jamais fait.

Tout bascule le jour où, par jeu, les cinq potes détournent une chanson d’Antoine, «Je dis ce que je pense, je vis comme je veux», transformée en «Je dis n’importe quoi, je fais tout ce qu’on me dit». C’est Gérard qui se colle au chant, en prenant l’accent berrichon. Fechner décide d’enregistrer la parodie, mais les Problèmes sont de purs rockers: pas question de mettre leur nom sur un disque comique. Ces calembredaines sont bonnes pour des charlots! Les Charlots? Après tout, pourquoi pas… Le 45-tours est un succès. Exit les Problèmes, vivent les Charlots. Seul changement, le frère cadet de Fechner, Jean-Guy, remplacera Donald Rieubon parti au service militaire. Gérard, lui, n’effectuera pas le sien: une maladie vénérienne bénigne, contractée au moment opportun, l’en dispensera.

De «Paulette la reine des paupiettes» à «Merci patron», les Charlots enchaînent les tubes. Quand ils ne reprennent pas des chansons de la Belle Epoque ou des années 1930, c’est Luis Rego qui compose la musique. Gérard, chanteur et âme du groupe, se charge des paroles. Mais c’est au cinéma, à partir de 1971, que les Charlots connaissent leurs plus retentissants triomphes. Leur deuxième film, «Les bidasses en folie», de Claude Zidi, attire près de 12 millions de spectateurs. Gérard ne regrettera aucune de ces pochades parfois lourdes. Son unique contrariété sera que le film dans lequel les Charlots devaient être dirigés par Bertrand Blier ne se soit finalement jamais fait. «Ça aurait pu changer complètement notre trajectoire», disait-il, songeur.

Puis vinrent le départ de Rego, la brouille avec Christian et Jean-Guy Fechner. A son tour, Gérard quittera les Charlots en 1986. Malgré son remplacement par Richard Bonnot, c’en sera bientôt fini du groupe. Gérard entame une nouvelle carrière, en solo, dont le point culminant sera la série télé «Marc et Sophie», sur TF1, avec Julie Arnold (220 épisodes entre 1987 et 1991). On le reverra aussi beaucoup au théâtre, et, surtout, on l’entendra souvent: il sera la voix de Dingo dans les dernières productions Disney et doublera en français d’innombrables acteurs américains, notamment John Malkovich en Dr Jekyll et Mr Hyde dans «Mary Reilly».

GÉRARD RINALDI«Etre un jeune con est amusant, être un vieux con l’est moins», aimait-il répéter pour justifier son refus de reformer le groupe d’antan. Cela ne l’avait pas empêché de remonter sur scène avec Jean Sarrus, en 2009, pour chanter quelques-uns des anciens succès des Charlots. Et il n’a pu s’empêcher d’avoir yeux humides quand, la veille de sa mort, son ex-complice Luis Rego lui a envoyé un texto pour l’assurer de son amitié toujours intacte.

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GÉRARD RINALDI

Chambres d'hôtes

ou la vie déjantée des rognoles

Auteurs : Gérard RINALDI et Sylvie LOEILLET

Décidée à bien négocier le grand virage économique de ce début de siècle, la famille Rognole se lance sur le marché de la chambre d‘hôtes et s‘apprête à recevoir le ministre du tourisme.

Des personnages riches en couleurs, des dialogues percutants et "déjantés" emmènent le spectateur dans un univers drolatique pendant une heure et demie. On rit beaucoup, et, pourquoi pas, on réfléchit un peu. Cette famille d‘apparence fofolle nous démontre que l‘amour peut s‘accommoder de toutes les différences et les singularités.

Délaissant les portes qui claquent pour un théâtre délibérément inscrit dans la modernité, Gérard RINALDI et Sylvie LOEILLET ont conçu une famille hors du commun, où chacun reconnaît un proche ou un voisin. Les Rognoles sont nés!

Dernière pièce jouée par Gérard Rinaldi en 2011
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Les Charlots
Les charlots interdits
Bezu & les Charlots
Les bons morceaux : Tout doit disparaître
Les Charlots : L'Essentiel
Les Charlots 2008
Paulette La Reine Des Paupiettes
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Les Charlots parlent de Gérard Rinaldi
23 avr. 2013 - Extrait du film "Les Charlots Intime"
Conçu et Réalisé par Maxime Delavant
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